"- Je sais, ma chérie. Il n'y a rien de mieux que l'amour, c'est comme si on dansait une valse...
Elle regretta d'avoir prononcé ces mots. Elle revit Philippe la prendre dans ses bras dans la chambre d'hôtel, la faire tourner, tourner, une, deux, trois, une, deux, trois, vous dansez divinement, mademoiselle, vous habitez chez vos parents? l'allonger sur le lit, se poser sur elle, l'embrasser lentement dans le cou, remonter jusqu'à sa bouche, la goûter, s'attarder... Vous embrassez divinement, mademoiselle... Elle sentit une douleur fulgurante la déchirer. Elle eut envie de plonger contre lui, sentir son odeur sur ses mains, sa force au creux de son ventre, il est là, il est là, je vais le toucher de mes doigts... Elle étouffa une plainte et se pencha vers Du Guesclin afin que Zoé ne voie pas ses larmes."
PANCOL K., La valse lente des tortues.